Voyage et mode éthique

whomademyclothes

Comment voyager en Asie m'a sensibilisée à la mode éthique ?

Nos étiquettes “Made in china” et “Made in India” quand on vit en France, ça peut parfois nous sembler abstrait, lointain. Tout ce qu’on voit c’est le vêtement qui nous plaît, avec un prix avantageux. Et puis le shopping, ça occupe nos weekends, entre une soirée d’anniversaire et un brunch…

Sauf que, quand on vit en Asie…le “made in” ce n’est plus seulement une étiquette. C’est ici. Non pas que je sois allée visiter les usines de fabrication de H&M et compagnie au Bangladesh, mais c’est toujours plus simple à imaginer quand on vit dans la région concernée. Et c’est là qu’on se rend compte de l’importance du récent hashtag #whomademyclothes

Le coût réel de la fast fashion

Alors oui, l’avion ça pollue, et c’est une vraie problématique dans le voyage. Mais l’industrie de la mode pollue bien plus que les compagnies aériennes. Entre la pollution de l’eau et les millions de tonnes de déchets qu’elle entraîne chaque année, on est loin des paillettes et podiums de la fashion week. Et bien entendu, leurs employés sont bien moins payés que ceux des compagnies aériennes. Les femmes qui travaillent dans l’industrie du textile en Asie ont en majorité entre 18 et 24 ans…l’âge auquel nous on fait notre premier séjour en PVT ou notre premier tour du monde. Sans compter l’emploi des enfants, une chose dont on est déjà tous conscients. 

Il est évident que passer d’un jour à l’autre de la fast fashion à du 100% éthique n’est pas donné à tout le monde. Mais commencer par réduire un peu les sessions shopping et associer des vêtements de fast fashion avec des pièces de créateurs éthiques, c’est déjà un très bon début. 

infographie fast fashion

Le minimalisme en voyage

Au-delà de ce débat de justice écologique et sociale, j’ai pu faire le constat que je pouvais très bien vivre avec peu de vêtements. En arrivant à Vientiane avec un sac à dos de 70L et peu de boutiques pour faire du shopping sur place, j’ai été forcée au minimalisme. Et devinez quoi, c’était très bien comme ça. En rentrant en France je me suis carrément sentie oppréssée par le nombre de fringues que j’avais. En plus de ne plus être en phase avec la majorité d’entre elles ( après deux ans j’imagine que c’est normal ). Alors j’en ai mis beaucoup à vendre, et beaucoup à donner. 

Marie Kondo is my new bestie ! #doesitsparkyourjoy

Des marques de vêtements locales et éthiques en Asie

Avis à toutes les fashionistas qui partent en voyage en Asie, je vous donne les noms de créateurs locaux qui vous feront de super souvenirs de voyage! 

L'industrie textile sociale au Laos

Si le “Made in China” est souvent d’une qualité médiocre, sachez que le “Made in Laos“, c’est tout le contraire ! Il existe plusieurs marques qui utilisent le talent des tisseuses lao pour créer de superbes vêtements et accessoires, tout en supportant les populations locales. 

– Ock pop Tok est le parfait exemple de réussite d’entreprenariat social par des femmes pour des femmes. Certes leurs créations sont chères, mais uniques et d’une incroyable qualité. 

Her Works c’est une marque qui offre un grand choix de pochettes, sacs et vêtements qui mettent à l’honneur les motifs traditionnels des minorités ethniques du Laos. La plupart des vêtements sont en coton naturel et la marque soutien donc de nombreuses femmes issues des minorités du Laos. 

Sophie Garcia, à Vientiane, est une française qui vit au Laos et qui s’inspire des tenues traditionnelles lao pour créer des vêtements à la fois élégants et originaux. Les coupes sont parfaites et les tissus magnifiques…j’ai toujours adoré. J’ai pu voir son défilé à la fashion week à Vientiane, et j’avais envie de tout acheter ! 

– Le petit dernier est une coopérative de femmes des villages de Konglor et de Natane. Elles produisent tout un tas d’écharpes, jupes et tissus, très bien tissés et colorés. Donc si vous faites un tour par la célèbre grotte de Konglor, profitez-en pour acheter de l’artisanat local ! 

Marque éthique à Kampot au Cambodge

Au sud du Cambodge, dans la petite ville de Kampot, il n’y a pas que du poivre à ramener en souvenir ! J’y ai trouvé une boutique de vêtements éthiques : DORSU. Des basiques, des basiques et encore des basiques, dans un coton de grande qualité. Tous les matériaux proviennent de la production locale et les employés reçoivent un salaire décent pour leur travail. 

Créateurs locaux à Bali

Lost in Paradise : LE temple du tee shirt et du singlet. J’aime tellement leurs modèles pour hommes que j’en achète. Il y’a aussi tout ce qu’il faut pour filles…mais ça me plaît moins! 

Uluwatu Lace : Très connue, cette marque luxueuse de vêtements ne propose que des pièces à base de coton et de soie, avec une dentelle faite main. Ils ont su garder le savoir-faire de Bali est c’est un parfait souvenir à ramener. 

Tales and Tides : une petite collection de maillots de bain de surf créée par des expatriées à Bali, en partenariat avec un fabricant local, qui connait tout du maillot de bain.

Ce ne sont que 3 noms, mais il existe une foule de créateurs talentueux à Bali…bien meilleurs que Zara, H&M ou Primark!  

Bref, le Made In Asia version éthique c’est possible, et surtout c’est nécéssaire : nous avons rendu ces populations dépendantes de notre production textile, il es donc grand temps de leur permettre d’en vivre dignement. C’est ce que promeut la marque de tee-shirt éthique Un Pari Fou…Avec des ateliers de fabrication au Bengladesh qui offrent des conditions de travail et un salaire décent pour ses employés.

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